La peau éthique des petites coupures 01

Publié le par Bartlebooth


Pour Jacques Chirac, le couvre-feu est une mesure « nécessaire pour accélérer le retour au calme ».

D’avoir rencontré Aurélie Lacan, c’est un lien1 qui change la donne. En se faisant passer2 pour le mineur, le moteur, Jacques demande une preuve3, comme un enfant qui se jette dans l’exotisme et ce n’est qu’un début4. Etait-ce facile de feindre l’échec, la soumission5 ? Merci de tout cœur, Jacques, il ne s’agit pas d’un second tour d’impasse6, je m’engage à fond pour un discours sur les mystérieux escadrons du palais présidentiel. Dans les zones zélées7 violemment réprimées, il y a toujours vos préjugés8, des scènes vues au désespoir de la kommandantur. Ce serait bien un contrôle9, une arme approuvée, vous êtes près de 60 %, d’urgence10 le sens cocasse un consensus pour assurer, protéger, exécuter, empêcher, rétablir, s’assurer, éviter, restaurer, remédier, redonner confiance11, limiter, garantir, clarifier. La nuit est perceptible. Vous venez juste de terminer votre échauffement, la tension augmente, vous restez prudent12. On peut utiliser une comptine13, des étirements passifs, le bonheur militaire. Jacques est dans une position délicate14, il est mal disposé15, commence à s’écrouler16 dans le pétrin, en retrait de Dieu, évitant ainsi une victoire, il le fait exprès ou quoi. Aurélie Lacan est au parfum, en interview elle : « A toutes les sauces, la poursuite des violences, le choc en queue en avant sur un drapeau de cette taille, ce stupide en tête ». On commence à la connaître, avec ses partenaires en vie, c’est17 ce qui explique la position délicate en infraction.

Chirac met la France en état d’urgence.



1
une obligation qui lui incombe ne lui fait plus peur, ne tombe pas dans l’oubli
2 tout en étant fait passage en force, il ressent plus intensément ses couilles chaudes, il se félicite d’un tel fluide
3 exigez la même
4 seulement un commencement à lui lentement en sa conscience, pas la nôtre
5 l’offre d’une belle vu(lv)e pressante pour ce soir, ah vous me feriez de la peine qu’elle soit ainsi banale, publique, une blessure et tout va bien
6 l’extrémisme mort pèse-t-il moins lourd qu’un enfant de 12 ans décapité de votre culture molle ? des efforts et un peu d’amour contre un rempart médiatique sont à venir de toute risée
7 consacrées au réglage de la télévision autant qu’aux interventions, à la chasse, à des missions de surveillance
8 vos dommages par le feu, le cas est chiant
9 des puits dans lesquels sont stockées des personnes privées de surveillance, vous prévoyez large
10 instamment tend l’Etat ce à quoi, prié d’intégrer, d’insérer
11  en festins d’élasticité, vous devez les manger puis leur rendre la liberté, ils en jouiront amoureusement en feux d’artifice, cela ne vous dérangera pas (à part la gêne des plaisirs qui vous font défaut et l’impossibilité de vous faire une idée de qui veut quoi)
12 restez soigneux, aimez les choses simples, parlez librement, poncez fin, passionnez-vous pour des dossiers désordonnés, soyez un bon vivant, relâchez-vous de votre esprit étroit et précis
13 avec une rime en –ite illicite et une en –ir sans prévenir
14 significative de sa pression artérielle ?
15 mal présenté bien sûr, à moins de croire à la nécessité de troubles de la parole en offrandes pures, en spectacle
16 il se décompose devant nous, quoi !
17 elle l’est, adore se faire prendre tendre entre de bonnes mains, c’est sa philosophie seconde


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Bartlebooth 22/11/2005 21:34

Merci à tous les deux pour vos commentaires enthousiastes.
Oui, Berlol, ça devrait être une série, on verra bien ce que ça donne.

Berlol 22/11/2005 02:07

Si c'est le début d'une série, j'applaudis. Sinon, j'applaudis aussi. Effets polysémiques garantis, instabilité de genre, corde raide vérité-fiction, et concision. Ça crée Bartlebooth !

richard 19/11/2005 10:25

C'est excellent ! (enfin un billet sur le sujet qui nous change des formules compassées!)