Intérieurs (22)

Publié le par Bartlebooth


    

   

   

[Je vais y goûter. Cul sec coupe bête demeurant des heures entières à mes lèvres. Ne plus se lever, là je pense à la résistance aux plaisirs pour personne près de moi restée immobile, pour connaître les pensées en une gorgée désespérée, les yeux collés à la fenêtre ouverte. Aurore parle beaucoup, vous voyez tout au fond tout en vidant l’idée. A l’écouter faire le bien que j’imagine – nuance : tout le bien que je pense – je sais que l’inconnu s’excède et je préfère rompre. J’acquiesce mais oui, voila, ta substance versée sur ma contenance vide, ta robe renversante, tu pourrais faire attention, ta voix sentencieuse, tu me suis, ce jeu que je scrute, bon je vais danser. Ce qui me reste s’élabore dans mon corps en lançant des cris qui reposent. Et pourquoi ne pas glisser dans les pensées de nuit. Je perds l’équilibre du temps qui revient en seconde toujours mourante. En sens inverse, ma vue imprenable s’organise entre le vide et l’ivresse.]

Il est temps d’habiter ses cellules, et de façon répétitive.
Dans des moments successifs. C'est juste une idée en proie aux affres du temps, dans le sillage du néant, elle s'en rend compte jusqu'à se confondre et vivre cette mort, rêverie obscène d'être meurtre, dégoût vide de vécu.
Du jeu immobilisé par manque de sens ici commence.
Cette scène glacée, je dirais, d'apparence ordinaire.

 

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