11 mai 2005 (1)

Publié le par Bartlebooth

11 mai, 00h23

théâtre d'ombres les petits salauds des braguettes
mettez n'importe quel subvervif sur des plans admissibles
s'il vous reste une journée pour apprendre la guitare
du temps de l'anonymat la vaine gloire béante
espèce de sale propre père perdu en Atlantide
où le champ de la caméra dépravée dans le spectre
atteste des corbeaux sur des terres de cartes postales
quartiers d'enfance passés à travers le crime
les passantes quand elles parlent d'histoires de fantômes
sanglées laquées dressent l'inventaire du plaisir
clin d'oeil purin putain puritain curieux seconde peau
d'où même émane trempe à la gomme sanglot d'époque
flotte microcosme comme un odieux dessein
trop de chair charlatane découvre désir d'oiseaux cloués


11 mai, 01h03

en bloquant quotidiennement ma pompe à mélancolie
spot tête coupée épidémie d'illusion créatrice pan
chante toute la nuit pour célébrer maladie misère littéraire
parce que plus meurtrière sensibilité poétique convulse
transcription : je déchirerai le matin des emmerdeurs
tous écrits magnifiques où la conscience accrue sévit
les moyens de les combattre s'appellent nuits de sommeil


11 mai, 07h32

mais c'est toujours le même crincrin ils causent
écrasés de désir se déchirent je t'aime intime petite
disent la vie rose ragoût bruyant l'âne est partout
biquette à toi bébé tu viens ou pas tout empire
mayonnaise mots mignons à l'excès pullulent
balancent mini sentiments maman beignets mimis
leurs lèvres apportent vraiment plein de belles choses
la marée le coeur tendre crêpes qui tombent dans leur tête


11 mai, 09h37

écritures banales
c'est-à-dire dormir comme si de rien n'était
j'ai envie de dormir comme untel dans la piscine
au bruit d'une scie électrique
alterné de séquences d'un langage grossier
au milieu de jeunes étudiants
et être filmé j'en ai besoin
tout ça circule en moi m'engourdit
une seconde de souvenirs de toi
et il neige à gros flocons
c'est drôle
même si je m'excite en bouche parce que je ne parle pas
tant mieux
un mince filet de bave s'écoule
c'est cool
"Oui, bonjour..." - elle a cru que c'était moi - "Vous êtes... empaillé !"
tout redevient blanc autant que bruit
je fixe un objet invisible
une boîte puis un métronome


11 mai, 10h09

un pan important de texte
the beginning of the never-ending
dort encore


11 mai, 10h25

chaînés en dedans
la hanche ça frotte
ils se dépensent face au vent
riposte par coupé au bon moment
esquive emboîte grâce à l'eau le long du corps
en dedans de volée mélodies voiles
coques nues je voyais les vallées
tout immuable c'est-à-dire que le mouvement
en s'étant mouillé s'était fondu devant
en tous sens sur soi le dos à la présence
c'était encore s'essouffler - ce qui me concerne -
et le sentiment de s'ancrer dedans
pour le plaisir du rythme usé


11 mai, 16h04

conversation entendue regards croisés
l'autre répondit que oui le calme impossible
après coup leur propre composition la fuite
ou l'événement qui va mais ils ne parlent pas
ce que vous avez vu a été entièrement traduit
même lointain de manière à ce que ça puisse être
entendu sur la scène l'absence du corps à lui seul
n'a jamais entendu l'écriture propre

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