En transe sur une corde flottante (2)

Publié le par Bartlebooth



un tranchant dans la bouche
qui donne le rythme
sans en venir aux larmes
retourné sans cesse sectionnant
un excès en fente libre
que l'on vomit oublieux de la marée sans
que l'on noie l'irritante invitée
est une corde
d'inouïsme.


Publié dans Bartlebooth

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Bartlebooth 20/08/2006 14:20

Eh bien, je n'en sais pas beaucoup. Il n'y a pas longtemps, j'ignorais cet auteur. Jean-Luc Bitton, biographe de Rigaut, l'a évoqué récemment sur son blog ( http://rigaut.blogspot.com/ ), voir à la note du 10/06/06 qui contient même une photo de Claude Tarnaud ou de son double, le chevalier de Salignac. Je recopie la notice qui lui est consacrée dans le Dictionnaire général du surréalisme et de ses environs (PUF, 1985), rédigée par Petr Kral :"Tarnaud, Claude [1922, Maisons-Laffite (Yvelines)] Poète, fonde, avec Yves Bonnefoy, à la fin de la guerre le groupe "La révolution la nuit". De 1945 à 1948, participe aux activités du groupe de Breton (il est notamment un des animateurs de la revue Neon). De 1954 à 1966, collabore à Phases. Après avoir séjourné dans divers pays (Somalie, U.S.A., Suisse), C.T. vit actuellement en Haute-Provence, dans une sorte d'exil volontaire. Son oeuvre, l'une des plus secrètes et des plus incisives de l'après-guerre, partage avec celle de Stanislas Rodanski à la fois une ironie hautaine et l'ambition de fonder une mythologie "glacée" - a-humaniste - qui, dans une certaine mesure, relie le dandysme d'un Vaché aux récentes propositions d'un Manifeste froid (J-Ch. Bailly, S. Sautereau, etc.). Dans son inédit L'aventure de la Marie-Jeanne, C.T. renouvelle la problématique du "hasard objectif" en la transposant du niveau individuel à celui de l'espèce et de l'univers. Ses tableaux-collages, en outre, comptent parmi les démonstrations les plus convaincantes de la continuité naturelle entre le sujet et l'objet, le monde "extérieur" et le monde "intérieur". "Ca me donne très envie de le lire et j'aurais pu m'y intéresser plus tôt puisque je m'aperçois maintenant que l'anthologie Poètes singuliers, du surréalisme et autres lieux (10/18, 1971) contient deux très beaux extraits de Tarnaud. Je vais en mettre un en ligne.Cette édition donne pour bibliographie de l'auteur :L'Alphabet spationnel, ou les sept phases érosglyphiques, 1952.The Whiteclad Gambler, ou les Ecrits et gestes de H. de Salignac, 1952.La Forme réfléchie, Paris, Le Soleil Noir, 1954.La Rose et la cétoine. La nacre et le noir, Paris, Méconnaissance, 1959.Orpalée. Paris, M. Cassé, 1965.

Guy Darol 19/08/2006 14:04

Votre inouïsme bée mes yeux d'admiration. Quant à la sapience, c'est elle, à cette heure prévespérale et (autant le dire tout de suite) postmatutinale, que je viens quérir. Je la constate. Toujours plus vaste. Toujours plus vastante. Sollicitons sans plus attendre. L'un de mes lecteurs ayant lu mon petit dossier sur Stanislas Rodanski me parle de Claude Tarnaud (auteur que j'ai connu en lisant la revue NEON) et m'en demande. Il voudrait que je lui dise tout ce que je sais de Claude Tarnaud. Peu, très peu. Mais ne lâchons pas prise pour autant. Gravissons l'impossible. Crapahutons vers les brumes au-delà desquelles, chacun sait, le soleil luit.
Que savez-vous de Claude Tarnaud ?
Pouvez-vous m'en conter? Et du même coup,  épanouir ce lecteur qui réclame de savoir.
Dites.