12 mai 2005 (1)

Publié le par Bartlebooth

12 mai, 01h44

bandes caoutchoutées
microscopic devices
wineries cheeze
Seneca en potasse et en plomb
underworld moving mass
microbial cell killing grounds
everything under
embrouillaminis influx cristallins
mycological country underground tunnels
the explosive phenomena the local noise
Silica tout empreinte


12 mai, 05h23

des traces et du souvenir encore
encore inconnu dans le sillage de deux cent vingt-six jours pas à pas
faux imitation écriture rupture
indéterminé
parodie en langues
se barrer, partir, s’enfuir
ne pas tomber dans la chronique
il y a aussi ce que je tente divinement bien
vivacité incroyable
gomme à mâcher gomme arabique
comique si décapant
l’inépuisable ceci ou cela
dérision intime labyrinthe
verbal 18 mètres cube


12 mai, 05h55

en effet il a dit ah nan pas cool parcourant sa vénération ignorant sens
pourquoi suivrait-on mieux en décomposant les mots en pensée corporelle
isi vou nalé pa faciliter le passage mystique
ce qui est arrivé à Nietzsche avec un sourire idiot
et le bois vieux qui craque et Jeanne d’Arc
derrière les traces il travaille la langue pêle-mêle
ici nul mai c la vie il faisait beau c’était dommage
on c kité because l’absurde


12 mai, 10h08

la mort n’est jamais sur les immatériaux
l’image de Chloé Delaume qui poursuit avec nous
la pensée des artistes images du monde
un peu de vie parisienne où les vraies valeurs sont exposées
où son œuvre est vue comme un cercle de réflexion
pour ça entre peau et video histoire nue breakfast
parole et silence sont déclinées penser est un cycle


12 mai, 10h55

le beau sert-il ce roman à suspense
pas une sensiblerie extraordinaire et impossible
il est possible et je l’espère quelques minutes
plus bêtement d’où cette course à la méditation
c’est tellement moins fatigant décidément ce qui cloche
tout se transforme de telles expériences se déclenchent
ça tombe sous le sens j’écris mes textes pour ne pas m’améliorer
je ne me lasserai jamais de souligner ces explications pour vous convaincre
que défouloir pour tout dire mais que c’est par erreur que
je veux tout quand le fait d’être toi ça sert à quelque chose
faire tous les textes du monde l’apparente spontanéité
dépasse encore certes c’est quand même un peu quelque chose
j’ai tenté une percée ce qui arrive par hasard penser strictement
censure interne c’est comme ça mais ce mot est toujours écrit de bon ton
produire c’est une chose mais il faut également l’empêcher de rester hors du temps
les jeux sont faits hé ben nan encore une fois je ne peux m’empêcher de penser
une chose est sûre ma liberté de penser c’est sous-entendu certains tentent de me rassurer
ils considèrent le cadavre comme la peur du néant comme ma langue en effet
l’utilisation de ma voix off ne peut déplaire au CSA la terreur en ligne
je ne vois plus un seul oiseau mort ça se dégrade c’est juste une partie de vous qui s’échappe
je refuse un tel système le problème à la tête faites vos jeux contradictoires
de phrases en phrases je dois m’interroger cela ne coûte rien d’essayer et je pense
je voulais vous faire comprendre quand vous le citez à l’antenne Wittgenstein
à propos des trucs à faire dessus la pub avant la météo j’ai regardé je ne comprends pas
je ne peux m’empêcher de faire l’analogie avec la tête comme ça la construction délirante
je peux dire un message vers le cerveau d’une personne et mieux vaut le reconnaître
si ce n’est n’importe quoi nous n’en savons strictement rien un avis superficiel en vrai latex
il y a tout à attendre du système marchand microbes et virus ceci est une pure annonce
je vous signale dans la tête ce noyau si quelqu’un a la clé les jeux sont faits
pensez à ce qui se passerait en circulation occulte mais pourquoi ce subtil glissement
sémantique arrête je ne suis pas celle que je connais ce sont des lueurs ne craignez rien
le terrorisme des loisirs ce beau silence du dedans produire c’est une chose je n’y ai pas pensé
alors là j’ai rompu le silence le secret nous enferme je vais vous dire rien à feindre
des énormités véhiculées par le bloc informations et dans cette matière une question se pose
avez-vous bien mis en évidence un désir citoyen qui vous fait marrer pensez-vous vraiment


12 mai, 11h00

corset caoutchouc
esthétisme piétine
colibris dans la tête
cou coupé décolleté 


12 mai, 12h15

hollywoodienne ivresse
prend garde, aliénation !
mon je vidéodrome !
back to the future !
homélie dans leur tête
piquée de plumes roses
traversée d’oiseaux
je est un autre rouge-gorge
roule sur les mots dans un bruissement d’ailes
ma langue est un ruban un cygne
lorsque mes lèvres émettent le moindre doute
je m’en serais tenue au mépris de l’oiseau mort
de la tête du corps qu’on dit parfois obscur
si les gouttes de leur propre crime n’avaient été bénies
le petit oiseau au-dessus de la corolle politique merdique
m’arracha quel cri esthétique je voudrais tant le rompre
la tête sous l’épais pilori à la croisée des crânes publiciblés


12 mai, 15h05

inconnue aux murs la momie
deux sceptres derrière la monture en fer
des secrets militaires une mort instantanée
le château ont pu lire les habitants était sombre
quelle main referma la porte
révélez le nom du coupable à la télévision
il/elle a les cheveux gris du lichen et de la poussière
il/elle se pourlèche les babines
il/elle est mièvre aime l’odorante fleurette
(dont jamais la douleur ne sera faite)
il/elle dégage un sentiment de calme
personne n’est jamais parvenu à éclaircir
la main de l’autre côté antre des fées
avec le sucre vanillé et le fauteuil de chêne
jeu : il m’arrive de me souvenir du passé
une petite mariée avec son bouquet square du Carrousel
je participais à un meurtre on lance des dés par porte entrebâillée
des notes éparses un tiroir à secrets
un homme grimpa rapidement la volée de marches
volontiers m’endormir à jamais épais tapis de feuilles
le soleil se réfléchit dans la nuit hurlante
l’ennui a des nuances inachevées
le baiser de la mort fendu a la perfection
petite annonce : le locataire cet oiseau sordide ne vaut pas l’inconnu
splendide gorge rouge cherche coupable
un visage pâle cogne à la vitre pauvre idiote narcisse
rétorque une étrange coïncidence déjà au rang des souvenirs
chants de corbeaux impénétrables comme la mort
vous êtes seuls les ailes enfouies en l’ombre
je ne suis pas armé, sans me fouiller embrassons-nous
les recherches menées dans mes plis planent maintenant sur la lande
glissant doucement dans la clinique coulées obliques et vos cris cassez-les

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Arte 19/05/2005 08:44

J'ai reçu le recueil de Jacques Dupin, pour mon ami Jacques Dupin. Je l'ai lu.J'aurai esperé y trouver quelques : "je est un autre rouge-gorge" ...