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Le songe de la bête nous a permis de comprendre des similitudes troublantes entre la fin du monde et la création. Ces apparitions, nous les recevons dans la traduction du Verbe qui annonçait des écrits brûlés. Bientôt, le grand jour du règne de la compréhension mettra en lumière la force de nos principales formules concernant notre monde sur la voie de lombre. Nous assisterons en cachette à lenterrement de toutes les religions. Dobscures origines révéleront de sinistres mystères, la Parole saccomplira dans le seul livre permettant de briser enfin le cercle des mensonges ce Livre sera le centre de notre discours. Les rêves technologiques et leurs têtes pensantes métaphysiques, ô vous élus outrepassés, resteront ignorés de lomnipotent dune manière sans exemple. Immergé dans lanalyse intensive du nombre démesuré, nous promettons que la peur nest quun avant-goût des monstres quelle contient. Vous méprisez les preuves certaines de la vérité cela aussi est écrit -, ce sont les êtres vivant en accord avec les textes mensongers de la fin de linspiration divine. Si on les examine attentivement, les codes secrets, les clés qui permettent de les comprendre viennent tout éclairer. Ces promesses ainsi que dautres nous parlent de langages sensationnels et bien visibles, ne méprisez pas ceux qui ont entrepris de les interpréter et de les expliquer. Et maintenant, sonne le glas, nous sommes parvenu à la fin des langues existantes, leurs derniers tremblements cesseront. Notre science ne croit plus en rien.
Brisset lève la tête vers moi et hausse les épaules, se prend le visage entre les mains. Une espèce de sanglot pathétique. Elle vit là et semble sintéresser à vous. Je crois que les gouttes de pluie croissent. La honte que jéprouve est dans ma poche. Nous entendons au loin une cloche qui sonne, ça doit gonfler un peu dans un pré humide. Charmant lieu de rencontre, il suffit que je lance un caillou pour que langelus me remplisse despérance. Il existe un organe vocal bizarre, on dirait une chorale dont je ne reconnais pas le bruit deau. Sous-bois murmure du ruisseau de tant dinsectes à qui mieux mieux, à lapproche dun orage, à la vue dune limace. Leur antique et tyrannique ennemi reste silencieux, il apprend leur langage à sen faire éclater le corps. Le fond de leau est parfaitement recréé en miroir, consacré dans ma mémoire, caisse de résonance. Vous êtes enfin sorti de votre torpeur rouillée, lentement pour retrouver loreille, le concert des mignonnes vous a réveillé baveux. Votre cur est à présent paradis peuplé de paroles brunes ou vertes. Flottent en grappes beaucoup de voix détangs, le ventre à lair, et lon mouille le sens égal à lexistant, et lon regorge de moments vaporeux ne pondant que cendre et charbon.
Le train étendu inconscient dans le flou total. Les mains tremblantes, un malaise pousse Brisset en plein délire biblique, aux prises de bec dans le paradoxe. Il gagne la berge de turbulences, rapidement dans le courant, torpille. Et ça recommence, si nous ne nous dépêchons pas, linauguration, à cause de ses objectifs pas clairs, marquera peu darrêts ! Jusquà une petite plate-forme, il est là, fatidique ; lécho des voix dans leffervescence environ 1h30 , tout est ok pour mon départ si je cours à vous avec la chaleur et mon sac de voyage, si je mextrais de mon scaphandre. Nous nous sommes rencontrés tout à lheure pouvez-vous me dire comment ? au niveau du pont, à lentrée du village.
Le soleil éclairait les trous du temps tué (un dernier baiser, au revoir). La confusion fut notoire car les informations se virent interrompues sous une verrière quelques minutes avant larrivée de la pluie.
Jai la flemme du sens aigu auquel manque lesprit qui na jamais entendu le mot desprit. Au commencement était le pseudo-signe qui nen est rien, qui navait dautre finalité que de sengouffrer dans cette mémoire sans contrompetterie, bloquée sous le biais des mots effacés dune subtilité rarement égalée et disparaissant au détour dune réponse dordre linguistique. Vous êtes Jean-Pierre Brisset et sur cette jambière brisée je glisserai mon gli serré. Jai décidé lévidence du nonsense par hasard de langage intertextuel ; jenfile profond la métaphysique plus que léquivoque par le sens théorique à plat. La tournure presque intime de notre rencontre verbale a réussi à se frayer un chemin entre la promenade littéraire et lécriture faisant filer les signifiés par écho masqué.
Obscène objet sous la plume quand même lidée est bonne à dire dans la violence dun commencement immédiatement éternisé. Je naperçois dans lindividu-monde quune logique entendue, ordinaire, enracinée antan tu, hors du nerf, en race innée. Savoir plus oublié quil en est déchiré, tout est tellement probable dans cette double écriture. Empire de-ci de là désarticulé pour nêtre que poids en lui-même, plus tout à fait lui-même selon quil est pris fragmenté, dispersé, réduit à lesclavage. Dinnombrables appropriations senfuient sous les quolibets, lécho libéré, détaché de la bouche malhonnête, miroir inquiétant, filtrant la réflexion du même sens absolu. Ne diriez-vous pas que lombre humaine, dans notre langue, ne peut se passer détymologie inconsciente, happée dans sa flaque ? Mélodie dissémination, dialogue disparu que je tâte, le sens est incapable de reconnaître la pensée dont voici le débris chérissons-le, lassourdi introduit dans légaré.
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