Intérieurs (12)

Publié le par Bartlebooth


    

   

   

[En voici quelques-unes : de multiples facettes émotionnelles. Le cauchemar intime est sécrété à condition d’observer l’existence inépuisable de cette masse de gens subtilement organisés. Une absence règne en tant que meurtre rompant la monotonie du décor. Richesse du monde bourgeois dont la confusion s’est matérialisée en des lieux très subjectifs traversés par les violences de l’ordre jusqu’au corridor de l’ennui. Si l’excitation se poursuit, la vie psychique qui me tient lieu de chambre aura des difficultés à construire un brouillage de la réalité, des milliers d’objets viendront remplir un vide. De grands cris et toute parole en deçà d’un autre seuil.]

Rien n’est si plat qui n’est pas plein, ne contient rien. Grande angoisse d’essence, d’étonnant néant inné en vide qui devient chose, monument de mouvement se heurtant au vent du monde. L’existence montre l’absence comme on s’en doute, absurde attirance cependant qu’il y a des moments à distances, de champ, d’hypothèses. La question résonne, ment, venant d’une absence, dépend d’un certain air du temps. L’armoire en premier lieu d’amnésie et le reste autour. Si l’homme désespère quand le miroir renvoie idéalement l’anormal, une belle traversée prend l’apparence, par essence, d’objets plaisants qui surgissent des poches comme des enceintes. C’est la peur essentielle, centrale. La substitution est très difficile : le non désir reste quelque chose trouée de sens pour le moins, voire aberrant et pourtant de l’absence ou du rien il semble se gaver. Problème de l’acceptation : hasard ou coïncidence, ces fluctuations de la vie quotidienne, ce silence étouffé dans l’angoisse s’insinuant flottante, aspirante ? Le corps s’effrite, ma phobie traverse le plancher, le rêve déboule dans un texte percé, je profiterai de la fuite des sensations.

 

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