Intérieurs (15)

Publié le par Bartlebooth


    

   

   


A l’intérieur il y a dormir, à l’extérieur il y a rougir, le matin il y a veut dire, le soir il y a ressentir. Le soir il y a ressentir. Dans ressentir tout est repos, dans ressentir tout monte, il y a de la résignation, on se reconnaît dans ressentir, il y a récurrence et complètement à tort il y a pincer dans ressentir. Toutes les normes ont des steamers et tous les rideaux des couvre-lits et tout le jaune a discrimination et tout le cercle a encerclant. Cela fait sable. Gertrude Stein, Tendres Boutons, trad. Jacques Demarcq

[Je me retourne vers la porte, mon corps est tout ce qui m’isole. De jolis insectes attendent, haletants, étourdis, de frapper en une demi-seconde. Se déplacer dans une bibliothèque végétale active des ondes sur le tapis miteux. Je ramasse un ballon.]

Sur les surfaces dures, les figures dessinées achèvent ma réceptivité. En serrant les dents, j’introduis mes jambes mouillées dans des corps, ma bave dans le sable du temps. Est-ce que ce monde force le monstre à y rentrer ? Je me blesse en voyant un rocher dans l’oubli qui nous brise. Dans ce trou, tout ce qui traîne en silence est salissant, s’infiltre en moi je sais, je suis à bout, je peine, j’abandonne, je m’aplatis. Mes pensées vomissent l’obscurité. Je suis une larve dans les ténèbres, je n’avance plus comme un enfant. Un œil entre dans mes visions, j’ai la sensation de douleur, des montagnes sur le ventre, mes mains sont cadenassées, ma tête est avalée. Je me réveille emmuré.


 

 

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Bartlebooth 12/10/2005 20:48

Oui ? Flame and co ?

Nihal 12/10/2005 17:22

So-le-á