Intérieurs (14)



[C’est un peu moins banal, ça s’ouvrait dans mon crâne, arraché à l’entêtement dans chaque chose, ça butait parfois contre un mur]
Les lumières de la nuit enveloppent l’espace. Je repense aux images chaudes des Teletubbies, réactionnaires d’écran dévoués au néant pour éclairer le monde, personnages imprégnés d’un éternel printemps. Des rires de soleil éclatent comme un néon. Ô rêve brisé, beauté translucide d’abandon. Dormeur ne t’occupant que de détours, pourquoi murmurer si l’exception au silence est incertaine dans les pâleurs de ta boîte noire ? Que demandes-tu à tes paysages criminels, tire ton épée, exhibe-la dans ton soliloque et appâte la matrice effleurée. J’ai écouté la rumeur d’étranglements paresseux, regardé intensément le rose languissant de la peau décorant une chambre aux contours comparables à ceux des filles fouillées, hantées dans leur lit bouillant, marquées de secrets souriant jusqu’au sang. Mes nuits ont goûté, percé l’inquiétude qui simule des spectacles de douceur.